Création littéraire

Repentigny

Sabrina travaillait pour une agence de publicité dans un bureau du centre-ville de Montréal depuis presque un an. Elle avait de perçants yeux bleus en forme d’amandes et des cheveux aussi droits qu’une épingle. Elle était toujours habillée comme une carte de mode et s’entendait bien avec tout le monde.

Sur l’heure du dîner, tous les employés se rassemblaient à la grande table blanche de la salle à manger pour discuter. Quand ce fut à son tour de parler de son week-end, Sabrina dit que son amie Coralie, âgée de 24 ans, qui habitait encore chez ses parents à Repentigny, car elle était étudiante, lui avait raconté cette histoire dernièrement. Tous à table arrêtèrent de parler pour l’écouter.

Un vendredi en fin d’après-midi

Les parents de Coralie étant absents, elle rentre à la maison en sachant qu’elle serait seule. Elle met ses clefs dans la porte, elle marche à travers les pièces silencieuses puis elle se dirige au sous-sol où se situe sa chambre. Elle remarque immédiatement que sa porte est fermée, alors qu’elle ne la ferme jamais. Coralie est debout dans la pénombre, car elle n’a toujours pas allumé les lumières. Elle entre dans sa chambre, puis elle dépose son sac à main et son manteau sur sa chaise de bureau.

Son regard est aussitôt porté vers une de ses fenêtres qui était restée ouverte. « Tiens, c’est bizarre », se dit-elle. Elle ferme la fenêtre. Coralie s’assied sur son lit et s’aperçoit que ses sous-vêtements s’y trouvent. Elle n’avait pourtant pas fait de brassée de lavage plus tôt dans la journée et elle n’avait pas vidé de vêtements sur son lit. En les ramassant dans une pile dans ses bras pour les déplacer, Coralie se rend compte qu’ils sont couverts d’une substance blanche.

Quelqu’un est entré par effraction dans sa chambre et s’est masturbé sur ses petites culottes. Agitée, elle court au rez-de-chaussée pour vérifier que toutes les portes et les fenêtres sont bien fermées. Par la suite, Coralie retourne à sa chambre en courant pour chercher son cellulaire et appeler la police.

Un peu plus tard…

Le policier lui demande si elle sait qui aurait pu faire cela. Il soupçonne que c’est quelqu’un qu’elle connait.  

Photo de couverture : Pixabay

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